EDITO

     Le Parlement a récemment foulé aux pieds deux principes fondateurs du droit français : l'impartialité du juge et la présomption d'innocence.

     En créant un juge délégué aux victimes, chargé de préserver leurs intérêts et de veiller à ce qu'ils soient pris en considération, la loi a imaginé un concept qui va à l'encontre de la définition même du magistrat. Celui-ci a pour mission de trancher un conflit en appliquant, en toute indépendance et impartialité, la Loi. Désormais, voici créé un juge qui, par définition doit être partial et privilégie les intérêts de l'une des parties par rapport aux autres. Un juge qui défend !! Il existe pour cela d'autres intervenants dont c'est le rôle et la mission. Quelle confiance pourra-t-on accorder à un juge chargé de défendre les intérêts de l'une des parties au procès ?

     Quant à la présomption d'innocence, elle vient d'être rangée au placard des principes abandonnés.

     Lorsque le Parlement autorise la détention d'une personne à perpétuité au dela de la peine qu'elle a déjà exécutée, il ouvre la porte à des enfermements préventifs ... pour des délits qui n'ont pas encore été commis. Non seulement on devrait avoir des preuves pour condamner un individu, mais désormais on n'attendra même plus qu'il ait commis une infraction pour le priver de liberté, au seul motif qu'il risque d'en commettre une un jour !

     Ce n'est plus la présomption d'innocence c'est la présomption de culpabilité future.

     On pensait pourtant que l'affaire Outreau avait fait réfléchir sur le risque d'erreur judiciaire !

     Voila 2 décisions qui montrent que tout notre droit pénal est à la merci, pour des objectifs de pure démagogie, de basculer vers l'arbitraire et toutes ses dérives.

     Nous ne pouvons pas rester les bras croisés en spectateurs silencieux ... et complices.

AGENDA

Mercredi 12 mars 2008
Réunion électorale à Sancergues

Jeudi 13 mars 2008
Réunion électorale à Bourges

Samedi 15 mars 2008
Installation du Conseil municipal de Bourges

Mardi 18 mars 2008
Réunion de travail avec le pôle industriel Coeur de France
Conférence avec les associations économiques du Cher

Vendredi 28 mars 2008
Conseil municipal de Bourges

Mercredi 28 novembre 2007

Le nouveau Président de la Région Centre et sa majorité de gauche ont pris une bien mauvaise décision le 16 novembre dernier lors de la Commission Permanente.

Au moment où tous les usagers des trains ne cessent de souffrir des retards importants notamment pour les T.E.R. (Transport Express Régional) la Région Centre n'a rien trouvé de mieux que de faire preuve d'un plus grand laxisme en la matière.

Ces T.E.R., dont la circulation est confiée à la SNCF, sont financés par les Régions dans le cadre de conventions qui fixent les objectifs à atteindre en terme de qualité de service et les pénalités encourues  par la SNCF si elle ne les atteint pas.

Or, la Région Centre n'a rien trouvé de mieux que de fixer pour 2007 des objectifs en baisse par rapport à 2006. Sur 5 objectifs (ponctualité, préparation au voyage, information, propreté trains et cars, qualité du service) 4 sont en baisse. Le plus symbolique d'entre eux, la ponctualité, passe de 91.2 % à 90.5 %.

Cela signifie qu'en cas de retards plus nombreux, les pénalités n'augmenteront pas voire baisseront !!

Alors qu'il faudrait au contraire tirer les objectifs vers le haut pour améliorer la qualité du service ferroviaire, M. Bonneau et sa majorité les ramènent à la baisse comme si leur volonté était de favoriser la dégradation du service public.

Ils voudraient en tout cas s'en rendre complices, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Quand on connaît, ici à Bourges, les fréquents et importants retards affectant les T.E.R., on ne peut qu'être révoltés d'une telle décision de la majorité régionale.

publié dans : Vie locale
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